Amis des bêtes, bonjour ! Cet article est fait pour vous qui adorez croiser la faune locale durant vos voyages. L’heure est à l’information, parce que trop souvent des comportements inappropriés avec des animaux les mettent, et peuvent également, vous mettre en danger. Retour sur les règles d’or à adopter lorsque vous croisez des animaux sauvages sur votre route.

C’est quoi, bien se comporter avec les animaux ?

C’est avoir connaissance de certaines informations afin d’adopter une attitude adéquate face à un animal. Lorsque l’on voyage, on a la chance de voir énormément d’espèce dans leur milieu naturel. Insectes, oiseaux, mammifères, reptiles…tous libres et sauvages !

C’est une chance d’avoir l’occasion de rencontrer des animaux sauvages en voyage.

Pour les respecter et pour que nos petits-enfants puissent également avoir cette chance, voici le B.A.-ba d’un bon aventurier.

1- Les animaux ne veulent pas vous tuer

Regard triste d'un singe sauvage à Khai Yai @neweyes

Regard triste d’un Macaque crabier en Thaïlande

C’est une croyance qui a la peau dure mais les animaux ne sont pas dangereux !

Qui a dit ça ? Celui qui analyse le comportement des animaux sait qu’il est impossible de dire qu’un animal est dangereux. Car, intrinsèquement, aucun animal ne l’est. Aucun animal n’est programmé avec l’envie de tuer des humains.
On nous rabâche cela depuis le plus jeune âge, alors : comment nous croire ? C’est une question de bon sens. Le seul danger avec les animaux c’est le comportement de l’Homme. L’information est essentielle à ce sujet :  un animal doit se défendre pour survivre et chasse pour se nourrir.

Quand on sait ça, on comprend qu’il n’y a pas d’animaux dangereux.

Voici un exemple :
Vous croisez un tiger snake (un des serpents les plus venimeux au monde en Australie), si vous ne tentez pas de l’attraper, ou de lui faire du mal (le tuer, le taper, lui jeter un caillou et j’en passe) et bien ce serpent ne représente aucun risque.

C’est un mythe d’imaginer qu’un serpent va vous sauter dessus et vous attaquer pour vous tuer.

Nous avons croisé je ne sais combien de Tiger Snake ou autres serpents venimeux (en les cherchant bien) dans le Monde – Tom étant un spécialiste des reptiles. Pour de simples clichés ou la chance de pouvoir les observer, en gardant nos distances, nous n’avons jamais eu aucun problème.
Pourquoi ? Parce que nous respectons l’animal, nous l’observons sans lui faire de mal et sans avoir peur car nous avons connaissance de ces informations. Il est chez lui, dans son environnement, nous ne faisons que l’observer.

Trimeresurus vogeli en Thaïlande

Le discret serpent venimeux (Timeresurus vogeli) nous observe…©Thomas Pallès

Ainsi, il ne se sent pas en danger et n’éprouve pas le besoin de se défendre. Oui, se défendre, vous avez bien compris car un serpent n’attaque jamais l’Homme. Fausse croyance populaire, la pauvre bête est victime, comme les autres animaux, de cette étiquette de prédateur et de danger pour les humains.

Reptile des eaux en Australie

Crocodile marin d’Australie ©Thomas Pallès

Il en va de même pour les crocodiles d’Australie, si vous n’allez pas vous baigner, ni pêcher au bord de la rivière où ils sont présents, il ne vous arrivera rien.
Pareil pour les requins et les méduses car leur environnement naturel est spécifié au potentiel baigneur qui s’y aventure en connaissance de cause.

C’est toujours une question de bon sens.

Nous avons vu une quantité d’animaux sauvages, comme ceux d’Australie, nous adorons partir à leur recherche ! Nous avons beaucoup de respect pour ceux que nous croisons car c’est une chance de pouvoir les observer. Et sans danger, puisque nous respectons des règles élémentaires que nous voulons ici transmettre aux voyageurs.

2- Ne pas nourrir les animaux sauvages

Par pitié, cela leur fait plus de mal que de bien. Même si vous croyez bien faire, j’en suis convaincue.

J’ai croisé une voyageuse aux chutes d’Iguazù qui donnait ses restes de hamburger à des coatis. Je lui ai gentiment expliqué que ce n’était pas dans le régime alimentaire des coatis et qu’au delà des troubles causés par cette nourriture sur son organisme (ce n’est absolument pas naturel), le fait de le nourrir déréglait son comportement. En effet, pour le coati, plus besoin de chercher sa nourriture par lui-même, il suffit de se rapprocher des humains !

Un Coati sauvage à Iguazù

Un Coati roux au Brésil ©Thomas Pallès

Quelle mauvaise idée, c’est la meilleure manière de voir disparaître une espèce, qui ne vit plus dans son environnement naturel et devient dépendant de l’Homme pour (sur)vivre. Voilà pourquoi c’est une grosse erreur de nourrir les animaux sauvages.

La jeune femme l’ignorait totalement, voyant les autres touristes nourrir les animaux – faisant fit des panneaux indiquant le contraire – elle pensait que c’était bien pour eux. Elle a pu apprendre que non.

Les animaux sauvages n’ont pas besoin de l’Homme pour se nourrir, cela doit rester ainsi.

Les singes des temples d'Angkor qu'il ne faut pas nourrir @neweyes

Les singes se nourrissent très bien dans la nature. ©Thomas Pallès

De plus, leur régime alimentaire est totalement différent du nôtre et si nous, nous pouvons digérer certains aliments industriels, ce n’est pas leur cas.

En donnant à manger aux animaux, vous risquez :

  • de leur transmettre des maladies,
  • de les rendre dépendants à l’Homme pour se nourrir,
  • de les faire mourir à terme,
  • de provoquer des bagarres entre les animaux qui veulent votre bout de pain,
  • accessoirement de vous faire mordre et de perdre un doigt ou pire.

En clair, ne donnez rien à manger à n’importe quel animal que ce soit. Même s’il a l’air d’avoir faim, même si vous voulez lui donner un fruit. Pour la sécurité des animaux, comme pour la vôtre. Par contre, déposez un récipient avec de l’eau peut être une bonne idée. Sans rester trop près, afin de permettre à l’animal de pouvoir se désaltérer.

Perroquets dans le désert australien

Laisser de l’eau pour les animaux dans le désert est un réflexe en Australie

3- Faire des photos, de loin !

Je pensais ici à l’envie de faire des selfies avec eux. Comme nous l’avons beaucoup vu aux Temples d’Angkor

Pour respecter l’animal, il faut stopper les comportements égoïstes. Ils engendrent la mise en danger des espèces sauvages (et de vous-même) pour une simple photo, ou parce que c’était trop cool / trop mignon de lui donner à manger. C’est un plaisir égoïste et cet unique comportement est responsable des accidents avec les animaux qui, parfois, se défendent.

Pour en revenir au selfie, croire que parce que tout le monde le fait, nous pouvons le faire : ça n’a pas de sens. De plus, c’est un comportement hypocrite, car dans 100% des cas de selfies avec les animaux sauvages, personne ne s’intéresse à l’espèce.

Manchot de Magellan en Argentine

Manchot de Magellan ©Thomas Pallès

Je dis ça pour tous ceux que j’ai vu appelé des manchots : pingouins ! J’ai les oreilles qui saignent et l’envie de leur donner une encyclopédie.
Ou, en tout cas, envie d’échanger avec eux sur l’animal, son nom, son comportement, ce qu’il mange mais encore faut t-il que cela intéresse mon ami voyageur et sa perche à selfie.

Enfin, et c’est aussi un point important : Prendre un selfie ou nourrir un animal sauvage peuvent l’effrayer (bah oui, il n’a pas vraiment l’habitude puisqu’il est sauvage), l’obliger à se défendre et vous blesser, parfois gravement.

Non, ce n’est pas de sa faute ou parce qu’il est dangereux là encore. C’est en l’affolant avec une odeur de nourriture ou une tête trop proche de lui pour un selfie, que vous avez provoqué cette réaction de sa part.

4- Ne pas les toucher, même s’ils sont très mignons

Je sais c’est extrêmement difficile de ne pas caresser un animal qui nous paraît tout choupi et tout doux ! Mais c’est un animal sauvage, pas un animal de compagnie, il ne comprendrait pas cette attitude.

Bébé Manchot de Magellan

Poussin Manchot de Magellan en Patagonie Argentine ©Thomas Pallès

Même si la plupart ne manifestent aucune réaction, vous pouvez :

  • vous faire mordre,
  • lui transmettre des maladies,
  • l’habituer à l’Homme et dénature son comportement naturel,
  • qu’il soit rejeté par les siens parce qu’il a votre odeur.

Davantage pour lui que pour nous donc, retenons nos envies compulsives de câlins.

5- Arrêter de vouloir les tuer !

Bien sur, cela ne viendrait à l’idée de personne de tuer un bébé panda ! Alors pourquoi il devient si facile de pouvoir tuer un serpent dont la simple vue nous dérange ? Parce qu’on se sent en danger me direz-vous ! Et là je vous renvoie au 1er point de cet article avec bienveillance.

J’ai rencontré un voyageur encore un cette semaine, qui s’est mit à traquer un pauvre papillon de nuit jusqu’à « l’éclater » car il n’aimait pas ça. En s’exclamant, je cite: « c’est qui le plus fort?! »
Je vous laisse deviner par quel mot j’ai remplacé « fort » dans ma tête… Je ne comprend pas ce geste : ça nous dérange alors on butte. Personnellement si j’avais dû le faire pour chaque personne que j’ai croisé, je serai en prison !

Où se place le curseur pour l’animal entre « il est mignon » et « il faut que je le tue » ? Selon quels critères il aura la vie sauve ou non ? Pauvres serpents (je pense toujours à ceux qui nous racontent que ce sont des héros car ils en ont tué), pauvres guêpes, renards, ragondins et j’en passe qui n’ont pas obtenu la sympathie du public : éliminés !

On leur trouvera toujours une excuse pour mériter leur mort…

Conclusion

En clair, toutes ces bonnes pratiques reviennent à stopper les comportements égoïstes avec les animaux sauvages. Alors, arrêtons de penser à nous et laissons les tranquilles. Si on prenait conscience de la chance qu’on a de pouvoir croiser des animaux sauvages en voyage ?

Passez le message aux autres !

Pour diminuer les comportements à risque des voyageurs envers les animaux (et je n’ai pas dit l’inverse).

 

Bien se comporter en voyage, avec les animaux sauvages
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