Quitter son travail, vendre son appartement, ses affaires et tout plaquer pour partir voyager à l’autre bout du Monde.

On croit toujours que c’est impossible ou que ça n’existe que dans les films. Et pourtant c’est ce que j’ai décidé de faire en 2014, à 28 ans.

À défaut de pouvoir vous transmettre un mode d’emploi, je peux partager avec vous ce que j’ai vécu.

Au départ, c’était pas gagné !

Pour planter le décor, je suis une jeune cadre, diplômée d’école de commerce Parisienne qui exerce un poste à responsabilité dans la grande distribution.

Une fille de la ville qui aime ses soirées sushis entre copines et qui s’éclate à parler marketing, son boulot qu’elle adore.

Peur de l’inconnu, des autres, ni très sportive, ni très aventurière. Mon créneau à moi c’est d’être dans un bureau, les ongles vernis, à manager une équipe que j’adore pour des boss que je déteste.

Une rencontre qui va tout bouleverser

Et puis un jour je tombe sur Tom, à la terrasse d’un café. On ne se connait pas, il est à la table d’à côté avec ses amis qui finissent par nous faire participer à leur soirée.

C’est mon entier opposé : proche de la nature, des animaux, calme… Comme un arbre solide qu’on admire du dessous. Je suis pourtant attirée comme un aimant et c’est plus fort que moi, je dois découvrir ce que cette rencontre va m’apporter.

À ses côtés, je prends conscience de beaucoup de choses : Non il n’y a pas que le marketing dans la vie, ni le boulot, ni l’argent, ni la réussite, ni l’égo !

Mais alors, je suis perdue moi, est-ce que j’ai tout faux depuis le début ?

Visite d'Amboise et de son château, décembre 2012.

La rencontre qui a tout changé.

A vouloir tout réussir n’avais-je pas oublié l’essentiel ?

Des bonheurs simples et gratuits pour la plupart : Un coucher de soleil, l’odeur de la pluie, regarder la nature qui m’entoure, le cliché du temps qui s’arrête et qui prend une autre dimension que je ne voyais plus. Vivre tout simplement.

Puis c’est la remise en question

Voilà les questions existentielles qui surgissent : Quel est le sens de ma vie ? Suis-je heureuse ?

Pourquoi dois-je m’infliger tout ce stress, ces objectifs, ces délais, cette performance ? (Je dis « je » pour n’accuser personne car JE suis responsable d’avoir choisi de subir ça).

C’est quoi le but ?

Gonfler des fortunes égoïstes acquises malhonnêtement sur le dos de clients honnêtes qu’on me demande de faire consommer plus ? Vive le marketing, je réalise que sous cet angle, mon métier c’est l’arnaque du siècle !

Bienvenue dans l’univers impitoyable de la grande distribution fait de « véritables valeurs humaines » (je passe sur mon quotidien misogyne qui aura participé à mon dégoût de ce milieu).

Derrière les vitres de mon ancien bureau

Derrière les vitres de mon bureau …

Impossible de fermer l’œil la nuit, je ne suis plus en accord avec mes valeurs et je m’intoxique tous les jours derrière un écran qui vole mon cerveau.

Pourquoi je perds ma vie à essayer de la gagner ?

Jusqu’au déclic.

Très vite, je signe ce document appelé « la rupture conventionnelle » et reprend ma liberté.

C’est une des choses les plus difficiles à faire.

Débute ensuite la connaissance de moi, Lucie, sans étiquette de cadre enfermé dans une boîte, de responsable marketing, de réussite sociale car je les ai toutes arrachées.Il le fallait pour avancer dans cette grande découverte : celle de ma vie.

Et puis, en ce jour de chômage, je reçois un e-mail. C’est Virginie, une amie de lycée qui reprend contact avec moi. Ravie, je m’aperçois qu’elle m’écrit d’Australie où elle est partie en couple faire le tour du continent dans un van, à l’aventure.

Les photos sont magnifiques et les récits de leur blog me font voyager.

Je me prends à rêver être à leur place en racontant à Tom leurs aventures extraordinaires. Et puis je me renseigne, j’assaille Virginie de questions pour savoir comment on fait, comment c’est possible ?

Et si c’était un signe ?

 « On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on en a qu’une. » Confucius

Et après ?

Je n’aurai aucun mal à trouver des informations sur ce visa, le permis vacances travail, réservés aux moins de 30 ans pour partir hors de l’Union Européenne.

Dans ce pays à l’autre bout du monde, on peut financer son voyage en travaillant, c’est génial !

Préparation d'un changement de vie

Préparation du départ en Australie.

Avec Tom la décision se prend incroyablement vite et nous sommes déjà en train de préparer notre départ :  vendre toutes nos affaires sur Le Bon Coin pour payer les billets d’avion. La vente de l’appartement pour rembourser la banque, se fait avec un pincement au cœur mais l’intuition de faire ce qu’il faut.

Aux yeux de la société nous devenons des SDF, sans emploi (après que Tom ai lui aussi signé le papier magique de la rupture conventionnelle) sous le regard médusé de nos familles.

Ce qu’en ont pensé mes proches :

Un conseil : n’écoutez pas les autres.

Vous êtes l’acteur principal de votre vie et personne n’a de scénario à vous souffler, car c’est vous qui l’écrivez. Agir en fonction des autres, c’est passer à côté de vous et de vos besoins.

Votre famille ou vos amis portent un regard aimant sur vous mais cet amour est une paire de menottes qui vous maintiennent fermement attachés auprès d’eux.

Tous les moyens seront bons pour vous dissuader de partir, tout simplement parce que vos proches auront peur de vous perdre.

Attendez vous à des questions du genre :

  • « Pourquoi partir quand on peut rester ? » (celle là je ne l’ai toujours pas saisie …)
  • « Qu’est-ce que tu vas aller faire à l’autre bout du monde ? »,
  • « Tu savais que l’Australie était un pays très dangereux ? » ou encore  « Et au retour, tu feras quoi ? »

« Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, je vous propose d’essayer la routine… elle est mortelle. » Paolo Coelho

Classique, mais c’est ce qui m’est venu à l’esprit ! De toute façon, je n’avais pas la moindre réponse à ces questions. Il faut que je parte, ma soif de liberté est trop grande .

Le jour du départ :

Qu’on se le dise : il n’y aura jamais de bon moment dans votre vie pour partir. Jamais.

Mais à force d’attendre vous passez à côté de toute une vie et ça va très vite. Ça fait réfléchir…

Panorama de South Molle Island dans les Whitsunday, Australie.

Quand j’ai compris que tout était possible, à 28 ans.

Je ne vous cache pas qu’il y a des moments terriblement intenses avant d’arriver au jour J. Celui où vous prenez votre PVT sur le site de l’immigration Australien en est un.

Celui où vous réservez votre billet d’avion avec cette date qui devient réelle ou encore celui où vous commencez à réfléchir à ce que vous laissez derrière vous…

Le 02 juillet 2014 (2 ans jour pour jour après LA rencontre), j’ai pris cet avion pour Perth et j’ai changé ma vie à tout jamais.

CONCLUSION :

S’il y a bien quelqu’un sur qui je n’aurai pas du tout parié il y a 3 ans pour partir faire le tour de l’Australie dans un van c’est bien moi (quand on voit à quel point les quotidiens sont différents)!

Je vous assure, je n’avais pas du tout le profil ! 

D’ailleurs personne n’y croyait. « Toi tu veux faire ça ? Impossible ! »

Et pourtant je remercie ceux qui m’ont dit ça, car même si moi aussi j’ai douté, j’ai vite compris que quand on y croit on peut faire TOUT ce qu’on veut.

Voilà ce qu’il s’est passé dans ma tête avant de tout plaquer pour une vie d’aventures, et je ne regrette rien.

Si vous y réfléchissez aussi, voici 5 questions à vous poser avant de tout quitter ou encore une sélection de films pour vous inspirer au changement.

À vous de jouer

Et vous, vous vous sentez prêts à croire en vous ? Quels sont vos projets les plus fous ?

Je plaque tout pour partir voyager
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